Il y a des personnes qui vont mal.
Et puis il y a celles pour qui “ça va”.
Celles qui fonctionnent. Qui travaillent. Qui gèrent. Qui avancent.
Et pourtant.
À l’intérieur, quelque chose est lourd.
Bruyant.
Confus.
Épuisant.
Pas assez pour “justifier” une demande d’aide, pense-t-on.
Pas assez grave.
Pas assez clair.
Pas assez légitime.
⚙️ Fonctionner n’est pas aller bien
On confond souvent fonctionnement et bien-être.
Être capable de tenir un quotidien n’est pas un indicateur fiable de santé psychique.
Beaucoup de personnes ont appris très tôt à :
-
continuer malgré la fatigue
-
faire avec
-
s’adapter
-
minimiser ce qu’elles ressentent
Elles ne s’effondrent pas.
Elles s’usent.
🧠 La fatigue mentale chronique, la surcharge émotionnelle, le sentiment de décalage constant ne font pas toujours de bruit.
Ils ne ressemblent pas à une crise.
Mais ils grignotent l’espace intérieur.
❓ « Je ne vais pas assez mal pour consulter »
C’est une phrase que j’entends souvent.
Derrière, il y a :
-
la peur de prendre la place de quelqu’un “qui en aurait plus besoin”
-
l’idée qu’il faudrait un diagnostic clair
-
la croyance qu’un suivi psy est forcément long, lourd, engageant
Or consulter n’est pas réservé aux situations extrêmes.
🌱 Il est possible — et légitime — de demander de l’aide :
-
quand on se sent bloqué·e
-
quand on tourne en rond
-
quand la fatigue ne passe pas
-
quand quelque chose demande à être déposé, pensé, traversé
Sans urgence.
Sans étiquette.
Sans savoir exactement “ce qui ne va pas”.
🚫 Le mythe du « il faut aller mal »
Ce mythe fait beaucoup de dégâts.
Il retarde les demandes d’aide.
Il pousse à attendre la crise.
Il transforme le soin en dernier recours.
Or l’accompagnement peut aussi être :
-
un espace pour faire le point
-
un temps pour remettre du mouvement là où ça s’est figé
-
un soutien ponctuel dans une période de transition
-
un lieu où l’on n’a pas à se justifier
✨ Il n’est pas nécessaire d’aller mal pour vouloir aller mieux ou bien.
🧩 Une approche non normative de l’accompagnement
Certaines personnes ne se reconnaissent pas dans le suivi psy classique.
Trop normatif.
Trop rigide.
Trop vertical.
C’est souvent le cas de personnes :
-
neuroatypiques
-
queer
-
hypersensibles
-
ou simplement en décalage avec les attentes sociales dominantes
Dans une approche non normative, il ne s’agit pas de corriger, réparer ou normaliser.
Il s’agit d’écouter autrement.
D’ajuster le cadre.
De respecter le rythme et la singularité.
🌿 Le travail peut se faire :
-
en visio
- en cabinet
-
en extérieur (en ballade, à domicile)
-
sur quelques séances ou dans la durée
Il n’y a pas de modèle unique.
✨ Et si c’était suffisant, déjà, de s’autoriser à consulter ?
Consulter ne veut pas dire :
-
s’engager pour des années
-
se définir par un problème
-
renoncer à son autonomie
Parfois, quelques séances suffisent à :
-
clarifier
-
soulager
-
remettre du mouvement
-
retrouver de l’espace intérieur
💭 Si cette lecture résonne, la question n’est peut-être pas
« est-ce que je vais assez mal ? »
mais plutôt :
« Qu’est-ce que je fais de ce que je ressens, maintenant ? »
📩 Pour aller plus loin
Si vous vous reconnaissez dans ces lignes et souhaitez en parler, vous pouvez me contacter.
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